Sarkozy a tenté de déstabiliser Hollande sans changer de ligne

jeudi 3 mai 2012 07h50
 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est efforcé mercredi soir, tout au long du débat qui l'a opposé à François Hollande, de déstabiliser son rival socialiste pour l'élection présidentielle en l'accusant à maintes reprises de mentir et en mettant en doute sa compétence.

Face au favori des sondages, le président sortant qui s'est a contrario prévalu de son expérience, s'en est ainsi tenu à la ligne qui est la sienne depuis le début de la campagne, ce qui a donné lieu à de multiples accrochages.

Il a ouvert les hostilités en déclarant vouloir que le débat soit un moment d'authenticité "où chacun donne sa vérité, pas avec des formules creuses", en réponse à François Hollande qui promettait justice, redressement économique et rassemblement.

Sur la défensive face aux attaques de son rival sur son bilan économique, notamment en matière de chômage, il a invoqué les crises qui se sont succédé depuis 2008.

Mais ce sont ses accusations de mensonge qui ont déclenché les premières prises de bec vraiment sérieuses.

"Aller dire qu'il n'y a plus d'impôt sur la fortune, que nous avons fait des cadeaux aux riches, c'est une calomnie, c'est un mensonge !" a-t-il lancé.

Assis à droite de l'écran pour les téléspectateurs, face à un François Hollande maniant comme à son habitude l'ironie, le chef de l'Etat s'est montré offensif sans prendre le dessus.

Le ton est notamment monté quand Nicolas Sarkozy a de nouveau accusé François Hollande de vouloir "mettre à bas" la filière nucléaire en échange d'un accord politique "misérable" avec les Verts, ou fermer les centres de rétention pour les immigrés clandestins en attente d'expulsion.

Il n'y a guère eu de questions sur lesquelles il ne s'est efforcé de faire le procès en incompétence de son rival - "Vous qui êtes depuis si longtemps éloigné des dossiers !"   Suite...

 
<p>Nicolas Sarkozy s'est efforc&eacute; tout au long du d&eacute;bat qui l'a oppos&eacute; &agrave; Fran&ccedil;ois Hollande, de d&eacute;stabiliser son rival socialiste pour l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle en l'accusant &agrave; maintes reprises de mentir et en mettant en doute sa comp&eacute;tence. A contrario, le pr&eacute;sident s'est pr&eacute;valu de son exp&eacute;rience et s'en est ainsi tenu &agrave; la ligne qui est la sienne depuis le d&eacute;but de la campagne, ce qui a donn&eacute; lieu &agrave; de multiples accrochages. /Copie du 2 mai 2012/REUTERS/France 2</p>