Coup d'éclat de Greenpeace dans une centrale nucléaire

mercredi 2 mai 2012 16h12
 

PARIS (Reuters) - Un militant de Greenpeace s'est introduit mercredi à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire du Bugey (Ain), près de Lyon, et est parvenu à déposer un fumigène sur le toit d'un des bâtiments.

Il a survolé l'espace aérien interdit en paramoteur, puis a déposé le fumigène avant de poursuivre sa course et d'atterrir, montrent des images de télévision.

Légèrement blessé selon EDF, il a été placé en garde à vue, ainsi qu'un autre militant.

Quelques heures plus tard, un homme a réussi à pénétrer dans le périmètre de la centrale de Civaux (Vienne) avant d'être arrêté, a-t-on appris auprès d'EDF.

Hervé Couasnon, qui se fait appeler le "poète escaladeur", a déjoué la surveillance effectuée par les vigiles en profitant de la sortie d'un camion pour pénétrer dans la centrale, a précisé un porte-parole d'EDF.

Greenpeace a souligné n'avoir aucun lien avec l'intrusion menée par Hervé Couasnon, qui a été interpellé.

EDF a confirmé l'intrusion à la centrale de Bugey, qui s'est produite peu après 07h30 mais a minimisé sa portée.

"Les gendarmes du Peloton spécialisé de gendarmerie chargé de la protection du site (PSPG) sont immédiatement intervenus et ont appréhendé le pilote dans les minutes qui ont suivi. La sûreté des installations n'a aucun moment été remise en cause", dit EDF dans un communiqué.

Le survol d'une centrale nucléaire est interdit sur un diamètre de 10 km autour du site et à 1.000 mètres de hauteur.   Suite...

 
<p>Un militant de Greenpeace est parvenu &agrave; s'introduire &agrave; l'int&eacute;rieur de l'enceinte de la centrale nucl&eacute;aire du Bugey (Ain), pr&egrave;s de Lyon. Il a survol&eacute; l'espace a&eacute;rien interdit et a d&eacute;pos&eacute; un fumig&egrave;ne sur le toit d'un b&acirc;timent. Quelques heures avant le d&eacute;bat entre les deux finalistes de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, il s'agissait pour les militants &eacute;cologistes d'attirer l'attention sur le probl&egrave;me de la s&eacute;curit&eacute; des 19 centrales fran&ccedil;aises. /Photo prise le 2 mai 2012/REUTERS/Lagazeta/Greenpeace</p>