La procédure au civil contre Strauss-Kahn à New York se poursuit
par Joseph Ax
NEW YORK (Reuters) - Le classement sans suite réclamé par les avocats américains de Dominique Strauss-Kahn dans la plainte au civil déposée par Nafissatou Diallo contre l'ancien directeur général du FMI a été rejeté mardi par le juge new-yorkais Douglas McKeon.
Le juge de la Cour suprême du Bronx n'a pas retenu les arguments présentés lors de l'audience du 28 mars par les avocats de Dominique Strauss-Kahn, qui tentaient de faire valoir que leur client bénéficiait au moment des faits de l'immunité diplomatique liée à son poste au Fonds monétaire international.
Dans son arrêt, révélé par le New York Post avant d'être rendu public par la justice new-yorkaise, il estime qu'en démissionnant volontairement de la tête du FMI dans les jours ayant suivi son arrestation, Dominique Strauss-Kahn a renoncé à toute forme d'immunité.
Il reprend aussi à son compte les arguments avancés par les avocats de la femme de chambre guinéenne du Sofitel, qui s'étaient étonnés que Dominique Strauss-Kahn n'ait pas invoqué cette immunité pendant la procédure pénale alors même qu'il risquait une lourde peine de prison.
"M. Strauss-Kahn ne peut pas d'abord fuir l'immunité afin de tenter de laver son honneur pour mieux l'invoquer ensuite afin de tenter à présent d'empêcher Mme Diallo de laver le sien", écrit le juge, qui estime que l'ex-patron du FMI s'est livré à "sa propre version de la 'Hail Mary pass'", une expression dérivée du football américain et qui décrit une passe désespérée.
Les défenseurs de Dominique Strauss-Kahn avaient expliqué que l'ex-favori socialiste des sondages en France n'avait pas invoqué l'immunité pour pouvoir "laver son honneur" des accusations portées contre lui.
"RELATION INAPPROPRIÉE" OU "BRUTALE AGRESSION SEXUELLE" ?
Douglas Wigdor, l'un des avocats de la femme de chambre, s'est félicité de la décision du juge McKeon. Suite...

