Les Florange répondent en bloquant les voies

vendredi 2 mars 2012 15h57
 

FLORANGE, Moselle (Reuters) - Les sidérurgistes d'ArcelorMittal à Florange ont bloqué vendredi les entrées et sorties de la gare de triage qui alimente l'usine en réponse aux annonces de Nicolas Sarkozy et de leur direction concernant un redémarrage très hypothétique de leurs hauts-fourneaux, a constaté Reuters.

Au nombre d'une centaine, ils ont également occupé pendant près de deux heures les voies de la SNCF, empêchant tout trafic ferroviaire, notamment celui des TGV entre Metz et le Luxembourg, avant que les forces de l'ordre ne les en délogent en début d'après-midi.

Les syndicalistes ont accueilli aux accents de la Marseillaise le sous-préfet venu leur intimer au préalable de libérer les voies.

"Votre message est entendu au plus haut sommet de l'Etat", a plaidé François Marzorati.

"S'il y a des gens assez crédules au plus haut sommet de l'Etat pour croire aux promesses de M. Mittal, nous, on n'y croit plus du tout", a répliqué Edouard Martin, l'un des responsables de la CFDT.

Nicolas Sarkozy, qui a annoncé jeudi le redémarrage d'un haut-fourneau de Florange au second semestre, a été vite corrigé par un communiqué d'ArcelorMittal précisant qu'une telle décision n'interviendrait qu'en cas de reprise économique et d'augmentation de la demande d'acier.

L'un des manifestants a été pris de malaise lors de l'intervention des gardes mobiles qui s'est déroulée sans violence.

Les voies de la gare "ArcelorMittal" d'Ebange ont en revanche été occupées toute la journée par les syndicalistes.

Une trentaine de trains y transitent chaque jour pour alimenter l'usine en brames d'acier fabriquées par les hauts-fourneaux de Dunkerque ou emporter les rouleaux d'acier fini destinés aux industries du packaging ou de l'automobile.   Suite...

 
<p>Les sid&eacute;rurgistes d'ArcelorMittal &agrave; Florange bloquent vendredi les entr&eacute;es et sorties de la gare de triage qui alimente l'usine en r&eacute;ponse aux annonces de Nicolas Sarkozy et de leur direction concernant un red&eacute;marrage tr&egrave;s hypoth&eacute;tique de leurs hauts-fourneaux, a constat&eacute; Reuters. /Photo prise le 2 mars 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>